Résumé:
Ces dernières décennies, les substances phytochimiques telles que les huiles
essentielles des plantes sont reconnues comme ayant une activité biologique
importante contre les bioagresseurs. Elles sont décrites également comme méthode
alternative aux produits chimiques de synthèse.
La présente étude est une contribution sur les effets insecticide et
antifongique, dans les conditions de laboratoire, d’une huile essentielle formulée de
Dittrichia viscosa L (Greuter, 1973) , issue de deux régions à étages bioclimatiques
différents ; l’une subhumide (Douéra), située dans l’Algérois, et l’autre semi-aride
(Es-Senia), dans l’Oranie, sur une souche fongique Rhizoctonia solani (Kühn, 1858)
et les larves de Tuta absoluta (Meyrick, 1917).
Les résultats relatifs à l’estimation temporelle de l’activité insecticide et
antifongique du bioproduit formulé de la région d’Es-Senia est plus efficace en
termes de réduction des taux des populations résiduelles (PR%) de Tuta absoluta et
d’inhibition de la croissance mycélienne par rapport à celui de la région de Douéra.
Ces mêmes résultats ont permis de mettre en évidence l’effet dose. En effet, plus la
concentration est élevée, plus l’efficacité est avérée dans le temps. De même, ce
bioproduit s’est révélé fongistatique vis-à-vis de la souche Rhizoctonia solani avec
une reprise de la croissance mycélienne après huit jours d’incubation de l’ordre de
0.2314 cm.
Cependant, pour les deux régions de collecte, l’insecticide à base de
Spinosad appliqué sur les larves de Tuta absoluta, à la dose homologuée
(DH=10μl/16ml), s’est avéré plus toxique avec un taux de population résiduelle de
14% que le bioproduit, à la même dose D1, avec un taux de population résiduelle de
100%, pour les deux régions de collecte, mais moins efficace que la dose D3
(40μl/16ml) de la région d’Es-Senia qui enregistre un taux de population résiduelle
nul (PR= 0%) après seulement 1/2h d’exposition aux traitements
Description:
63 p., ill., cd-rom, 30 cm