Résumé:
L’objectif principal de cette étude est de mettre en évidence un protocole de
micropropagation de l’arganier, afin de pouvoir tester la multiplication et la conservation de
cette essence forestière endémique et d’assurer sa pérennité.
Les essais de germination ont montré que les graines de l’arganier germent sans difficulté sur
les différents milieux testés (MS et SH) avec un taux de 97 % et de 84 % respectivement.
Cependant, le milieu MS s’est montré meilleur pour la croissance ultérieure des vitrosemis.
Pour ce qui est de la micropropagation, les résultats obtenus dans le milieu MS ont montré
que la réaction des explants dépend étroitement de l’âge.
En effet, les plantules de 45 jours ont révélé une faculté de réactivité plus rapide que
celle des arbres adultes.
La présence d’une cytokinine s’est révélée déterminante pour induire la callogènese. En effet,
la BAP et la kinétine à 0,6 mg/L ont permis le débourrement et le développement des
bourgeons axillaires à l’aisselle des feuilles. Cependant, la BAP semble meilleure dans la
néoformation des bourgeons induits par rapport à la KIN.
L’adjonction de la GA3 à 1 mg/L dans le milieu de culture favorise un bon
allongement en hauteur despousses.
Concernant l’enracinement, les pousses feuillées ont exprimé leur potentiel rhizogène en
présence d’une auxine seule (ANA 7 mg/L) et de charbon actif à 5 g/L, où nous avons relevé
un taux de 43 % de plantules enracinées.
L’acclimatation des vitro plants s’est adaptée aux nouvelles conditions extérieures de
l’environnement, où nous avons relevé un taux de l’ordre de 80 % de plants acclimatés.
Concernant l’embryogenèse somatique, l’étude n’a pas abouti en raison des infections
survenues sur les milieux de culture.
Ce travail montre que la micropropagation in vitro est une voie prometteuse pour la
multiplication de l’arganier, en produisant des plants sains et homogènes