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Les dysthyroïdies, regroupant l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie, constituent des troubles endocriniens fréquents susceptibles d’interférer avec le métabolisme phosphocalcique. L’objectif de cette étude est de déterminer la prévalence des dysthyroïdies et d’examiner leur relation avec les paramètres biologiques du bilan phosphocalcique (calcium, phosphore, vitamine D, PTH). Il s’agit d’une étude observationnelle, descriptive, prospective et transversale menée de février à mai 2025 dans deux laboratoires privés en Algérie (Blida et Alger), auprès de 70 participants adultes ayant réalisé un bilan biologique complet et répondu à un questionnaire standardisé.
Les résultats montrent une prévalence globale de la dysthyroïdie de 28,6 %, dominée par l’hypothyroïdie (21,4 %). L’étude révèle également une hypovitaminose D chez 95,7 % des participants, une hypocalcémie chez 14,3 % et une hypophosphorémie chez 7,1 %. Une hyperparathyroïdie a été observée chez 4,3 % des sujets. Aucune corrélation statistiquement significative n’a été trouvée entre les hormones thyroïdiennes (TSH, T3, T4) et les paramètres phosphocalciques. Par ailleurs, des habitudes de vie peu favorables à l’équilibre minéral ont été constatées : 77,1 % des participants étaient rarement exposés au soleil, 88,6 % consommaient
rarement des produits de la mer, et seulement 8,6 % pratiquaient une activité physique régulière. Malgré la fréquence des déséquilibres observés, seuls 14,3 % prenaient des suppléments de calcium ou de vitamine D. Ces résultats soulignent l’importance du dépistage des troubles thyroïdiens et du suivi du statut phosphocalcique, ainsi que la nécessité de promouvoir une éducation nutritionnelle adaptée et des stratégies de prévention ciblées |
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