Résumé:
Le cancer du sein constitue le premier cancer chez la femme à l’échelle mondiale. Plusieurs études ont suggéré un lien possible entre la carence en vitamine D et l’apparition ou la progression de cette pathologie. Dans ce contexte, notre travail vise à évaluer l’association entre le taux sérique de 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D), forme circulante de la vitamine D, et la présence d’un cancer du sein chez la femme.
Il s’agit d’une étude cas témoin menée sur un échantillon de patientes atteintes de cancer du sein, comparées à un groupe de femmes saines. Un questionnaire structuré a permis de recueillir les informations sociodémographiques, ainsi que le mode de vie des participantes. Le dosage de la vitamine D sérique a été effectué à l'aide de trois automates différents : le premier était le Cobas (Roche) utilisant une technique basée sur l’électro chimiluminescence (ECLIA), le deuxième le Vidas (BioMérieux) utilisant une méthode d’enzyme-Linked Fluorescent Assay (ELFA) a lecture fluorescente enzymatique, tandis que le Snibe (Maglumi) utilise la chimiluminescence (CLIA), basée sur une immuno-analyse compétitive. Les résultats ont montré que les patientes présentaient des taux significativement plus bas de 25(OH)D que les témoins (p < 0,05). Ces résultats sont en cohérence avec plusieurs études régionales, notamment en Tunisie et en Égypte, mais restent en partie contestés par certaines recherches internationales de plus grande envergure. Notre étude souligne ainsi l’intérêt potentiel de la vitamine D comme bio marqueur de risque ou de pronostic, tout en mettant en évidence la nécessité de travaux complémentaires pour confirmer et préciser ce lien