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Le diabète sucré de type 2 constitue une pathologie métabolique complexe, souvent associée à des comorbidités endocriniennes et lipidiques telles que les dysthyroïdies et les dyslipidémies. Ces associations peuvent altérer le pronostic des patients et compliquer leur prise en charge. Ce travail vise à évaluer la prévalence de ces troubles chez les diabétiques de type 2 et à analyser les relations entre la fonction thyroïdienne, le profil lipidique et certains facteurs nutritionnels. Il s’agit d’une étude descriptive, transversale, réalisée entre février et avril 2025 auprès de 48 patients recrutés à la Maison Diabétique de Blida. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire structuré comportant des variables cliniques, biologiques, nutritionnelles et comportementales. Les résultats ont révélé une prévalence globale des dysthyroïdies de 41,6 %, dominée par l’hypothyroïdie (33,3 %), contre 8,3 % d’hyperthyroïdie. La dyslipidémie était présente chez 43,8 % des participants, dont 47,6 % présentaient une hypertriglycéridémie, 28,6 % une hypo-HDLémie et 23,8 % une hyper-LDLémie. L’analyse statistique n’a mis en évidence aucune corrélation significative entre la TSH et les paramètres glycémiques : la corrélation entre TSH et glycémie à jeun était très faible (r = 0,038 ; p = 0,799), tout comme celle entre TSH et HbA1c (r = 0,036 ; p = 0,807). Sur le plan nutritionnel, la majorité des participants présentaient des déséquilibres marqués, avec une consommation fréquente de glucides raffinés et de graisses saturées, et une insuffisance d’apport en iode, zinc, sélénium et acides gras oméga-3. Ces résultats soulignent l’intérêt d’un dépistage systématique des troubles thyroïdiens et lipidiques chez les sujets diabétiques de type 2, et l’importance d’une approche nutritionnelle personnalisée pour prévenir les complications métaboliques |
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